Tenus en laisse par Babylone
Bobaa Phett - P.I.K.S - SP - Orez 2 / Wanj
(Scratchs : DJ Kesmo)
Album «Derrière les masques» (2004)
Microphone check 1-2,1-2.
Vas-y cours te mettre à l’abri fils si t’es l’un de ceux, qui
rêvent de me voir die to night ou même main-de. Ou pire
me voir finir menotté dans une tire aux mains de
Ces keufs que je shhh, que je (….), que je grrr
La justice que J’emmerde, que j’en… non, non, non, non
Laisse, bref, pendant que tu bouffes, te baffres, et traites les miens d’affreux
Loin des astres ils taffent sous les baffes, les affres
Mais gaffe qu’un jour tes pas ne t’approchent du gouffre
Où souffrent nos proches nos rents-pa toujours à bout de souffle.
C’est ouf! Je suis fiché avant même d’avoir fauché,
je suis fâché
C’est fichu, ton sac je vais te l’arrachhhhhhhhh
Vois comme la violence s’immisce dans ma prose
Peut être bien que tes milles lois absurdes en sont la cause
De moins en moins de gosses pour croire en Santa-Claus
De plus en plus de keufs qui se prennent pour Barbie Klaus
Je sais que c’est chaud mais je souhaite que les mots te retournent le cerveau
Et tu sais que c’est trop, c’est rien que des mômes derrière tes barreaux
Dis-moi Sarko est-ce les mêmes peines pour les survets et les starcos ?
Les fils de l’asphalte et ceux qui s’engraissent sur notre dos ?
Est-ce ainsi qu’est la justice a deux vitesses?
Est-ce un signe des limites de l’homme et de ses faiblesses?
Nous sommes les proies face à ces rapaces de la pire espèce
Non ! Nous sommes les rois. Propage le message au sein de la masse
Assassins, yessai


As-tu déjà remarqué le mal ou le bien que tu fais dans ta vie ?
T’appartient à un monde où t’es qu’un grain de plus dans un bol de riz.
Alors en gros fiston j’aurais sûrement pas de pitié,
Encore moins pour les mc’s qui squattent les rues à longueur de journée.
Rien à foutre si t’as la haine contre ma flicaille, et moi,
Je ne suis pas là pour te plaire, mais pour te faire taire on sera dix contre toi.
Une bavure est si vite arrivé, une envie tellement appréciée,
un simple geste si facile à exécuter (…).
Et moi, je serais toujours protégé, et toi t’es qu’un pion
que je contrôle et que je déplace à volonté,
De plus, t’as une peau que je considère comme mal lavé,
Un tin un peu trop foncé pour que tu rentre dans mes cordes ok.
Donc, je te ferais chier une trentaine de fois par jour s’il le faut,
même contrôles, même rituels,
T’as pas le temps mais moi je l’ai je m’en fous.
Tu sais, t’as de la chance, t’es le cadet de mes soucis,
c’est pour ça que je souris,
Et c’est pour ça que je vais pourrir ta vie.


Ils ont l’air de baisser la tête, l’art de baiser les schmits,
Le shit dans la Nike et la lame dans le Teddy Smith.
Regardes, tu leurs a donné les armes et maintenant t’appelles au drame.
Ils sont dingues avec un Beretta dans le crâne.


Allez, ramène les tanks pour un spliff de skunk,
Toi tu m’as pris pour un thug ou un braqueur de banque,
J’ai rien qu’un douze de zeb entre la cuisse et le zob,
Et pas un gramme de taz ou une vapeur de tease.
J’ai la, bombe de gaz, un clic-clic, une ogive de skeud,
Un sourire aucune peine dès que gisent les keufs,
Toi tu vises mes reufs, rien qu’un fils de (…),
Pour un biz de (…) , toi tu me brises les (…)
T’es flic ? Non, t’es du FBI, un ex GI, en bref si tu testes t’es die.
Et moi je suis fly, quand tu me parles, je baille,
Quand tu brailles, je taille et quand tu parles je m’en bas « wah ».
Toi t’es flic et moi je suis fon, le liquide dans le foie et le kisder dans le fond,
Toi t’es carré moi je suis fluide, moi je suis calme, toi t’es speed,
T’es sous crack ou sous acide, quelques grammes de plus et voudrait me flinguer dans le bide.


Bun faya, Bun faya; Bun faya...
Bun faya bun, sur le képi des kisdés,
Bun faya bun, parce que t’as le droit de me fouiller,
M’arrêter dans la rue me demander mes papiers,
Te permettre une réflexion sur ma couleur basanée.
Bun faya bun, pour moi t’es plus personne,
Un chien tenu en laisse par Babylone,
Tu te fous de la jeunesse, tu préfèrerais qu’elle soit aphone,
En plus t’éprouve de la fierté à te balader avec un gun.
Il faut aussi dire que t’a peu d’utilité sociale,
On t’a donné un flingue tu t’es dit direct « je mitraille ! ».
Il y a trop de pourris qui dorment au milieu de la flicaille.
L’économie du pays contribue à créer des racailles,
Par trop de besoins impulsifs, de manière abusive,
Pour une petite liasse de « bif » les jeunes deviennent agressifs.
Il n’y aura pas de paix dans un système répressif,
Déjà y’a plus de respect on « gole-ri » de la mort de certains flics.
Je ne dis pas que ça se fait, mais vu de ce qu’ils profitent,
Je ne peux pas jouer le niais, nier que beaucoup sont racistes.
J’emmerde leur système, sur leur emblème je pisse,
Sur ce morceau je veux le brûler de la flamme dont j’effrite mon shit.
Mais si t’es down avec moi vas-y crie bun faya,
Si tu n’aimes pas la flicaille ici c’est bun faya,
Bun faya on check pas avec des infâmes,
Faya bun, bun faya.

Ils ont l’air de dresser la tête, l’art d’emmerder les kids,
Le flingue à la taille et la main sur la ‘teille de sky.
Regardes, tu leurs a donné les armes et maintenant
ils pètent un câble.
Ils sont dingues avec un Beretta dans le crâne.




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